AUDREY, C’EST PAS RIEN UN FAUSSE COUCHE

Même si elle concerne 1 femme sur 4 en France, la fausse couche précoce est souvent considérée comme un non événement, tant elle est fréquente. Certaines femmes s’entendent même dire « estime toi heureuse, c’est que ça marche! ». Pourtant une fausse couche précoce peut vraiment fragiliser et culpabiliser certaines femmes. Dans cet épisode, Audrey revient sur sa fausse couche précoce survenue après les attentats de 2015. Elle nous parle de ces deux événements intimement liés et marquants, puis elle vous racontera sa deuxième grossesse, son stress après une deuxième écho inquiétante et enfin l’arrivée de sa jolie Joey.

Insta d’Audrey: @azzed

Le blog d’Audrey : www.azzed.net/

LES TEN TIPS D’AUDREY

1. Prenez soin de vous pendant votre grossesse bien sûr, mais surtout après. Prévoyez-vous des moments rien que pour vous, des soins ou massages, des cinés, des virées shopping, des sorties entre copines…1 ou 2 heures rien que pour vous, c’est vraiment essentiel.

2. Pas la peine d’acheter 15 biberons. Achetez directement 1 voire 2 biberons de grande contenance, et adaptez les tétines en fonction de l’âge de votre bébé.
3. Si vous le pouvez, faites votre suivi de grossesse chez une sage-femme en libéral, surtout si elle peut vous accompagner à la sortie de la maternité et fait les consultations post-natal à domicile.
4. Sauf si vous ne souhaitez pas allaiter, mais n’hésitez pas à vous renseigner avant votre terme, en lisant des bouquins ou en fouillant sur internet. Ca m’a beaucoup aidée et ça m’a permis de ne pas abandonner au cours du 1er mois qui a été relativement compliqué.
5. Les langes, c’est la vie ! En bavoir, en petite couverture, pour recouvrir le matelas à langer, en doudou…  N’ayez pas peur d’en avoir trop, ça vous servira toujours.
6. Investissez dans un VRAI coussin d’allaitement, quitte à y mettre le prix. Pour moi ce sont les Red Castle les meilleurs. (et même sans bébé on devrait tous en avoir un !)
7. Ne pas s’empêcher de prendre votre bébé avec vous dans votre lit. S’il pleure, qu’il est malade ou que vous en ressentez le besoin, c’est que c’est nécessaire pour vous et pour lui.
8. Sachez dire « non » pour les visites à la maternité et au retour à la maison. Essayez de filtrer au maximum, le temps de prendre vos repères.
9. Faites imprimer des photos de votre baby au fur et à mesure ! Je ne l’ai pas fait et j’en ai maintenant des milliers à trier.
10. N’oubliez pas que le papa est là  🙂
3 Comments
  • Cécile
    Posted at 09:54h, 19 juin Répondre

    Beau témoignage. J’ai moi-même fais une fausse couche à 2 mois et demi de grossesse, avant de retomber enceinte 3 mois plus tard pour donner naissance à une belle louloutte ! Faire une fausse couche est tres dur psychologiquement et physiquement. C’est très bien de libérer la parole à ce sujet afin de déculpabiliser les femmes et leur redonner espoir.

  • Mary
    Posted at 14:18h, 10 juillet Répondre

    J’aurais pu faire ce témoignage, c’est impressionnant!
    J’ai fait 3 fausses couches et mon entourage continue de me dire qu’il ne faut pas en parler. Je suis révoltée contre cela, et pourtant ça m’aurait fait beaucoup de bien le moment venu de savoir que je n’étais pas seule.

    Quand j’en parle avec d’autres femmes victimes de FC elles aussi, elles utilisent les mêmes mots. Honte, culpabilité, colère contre le tabou…
    Il y a une sorte de culte (encore plus aujourd’hui avec les réseaux sociaux) de la grossesse parfaite. Mais la FC est une réalité, tout comme les angoisses quand on est enceinte, tout comme l’allaitement, l’accouchement. Mais le monde continue à dire que tout est beau et parfait. Et si on sort des clous, on se sent looseuse! « Pourquoi moi ça ne marchre pas? Pourquoi moi je rate un truc censé être simple et naturel?! »

    Et beaucoup tombent des nues… Et ce n’est pas grave pourtant, de tomber sur un os (je ne parle pas de la FC là, je dis juste que ce n’est pas grave de ne pas être parfaite. Ca ne fait pas de nous des sous femmes quoi.). ! Ca fait partie d’une expérience globale qui vaut vraiment le coup. Mais arrêtons de cacher les aspects moins « jolis ». Car c’est important de les connaître, pour avancer en cas de pépin… 🙂 On a moins l’impression que le sort nous tombe dessus, et seulement sur nous. Pensée à toutes celles qui sont passées par-là, et qui y passeront. Car ça fait partie de la vie. Même si on s’en passerait bien.

  • Lise
    Posted at 15:04h, 23 juillet Répondre

    Oh la même impression ! J’ai fait une fausse couche à 9 SA et je suis retombée enceinte plus d’un an après et j’ai la même impression : j’ai eu bien plus mal physiquement lors de ma fausse couche que pour mon accouchement.
    J’aurais pu faire ce témoignage… Personnellement j’ai tenu 10 jours en disant que « ça allait » « ce n’était qu’un embryon » « apparemment ça marche » et je me suis effondrée en larmes ! Et j’ai compris qu’il m’a fallu accepter cette perte, faire le deuil d’une grossesse et ce que j’y ai projeté pour être capable de projeter autre chose et aborder les choses différemment… Ça m’a pris un peu de temps et je pense que j’ai bloqué sur pas mal de choses, au bout de 8 mois, j’ai fini par tenter l’acupuncture, j’ai aussi usé les tests d’ovulation et de grossesse et j’ai entamé un parcours PMA (en me disant que j’avais sûrement un souci ! ) : après les premiers bilans, rien ne justifiait que je ne retombe pas enceinte mais nous avons opté pour une insémination pour tenter d’accélérer les choses et au moment de nous lancer dans une première insémination, nous avons découvert que j’étais enceinte naturellement (alors que mon cher et tendre était la moitié du mois en déplacement!) … Avec le recul, je crois qu’il m’a fallu me prouver que tout fonctionnait bien, lâcher prise et me mettre dans un cadre avec un suivi plus important pour accepter que ça recommence !
    La FC est en effet un accident de parcours assez banal. Avant c’était quelque chose d’assez courant dans la vie d’une femme car sans contraception, elles tombaient enceinte plus souvent et certaines espéraient même parfois une fausse couche ! Aujourd’hui, comme on est plus dans le contrôle, c’est complètement inversé ! Selon ce que l’on a projeté dans la grossesse, c’est plus ou moins difficile à accepter, je reste persuadée qu’il faut s’autoriser à en parler quand on en ressent le besoin et prendre le temps de tourner cette page pour accepter sereinement une nouvelle grossesse….

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