Le deuil périnatal de Manon L'aime.

EPISODE 75: MANON, MON BÉBÉ S’EST ENVOLÉ

Il paraît que la vie ne tient qu’à un fil…

Car pour fabriquer un bébé, il faut un ensemble de fils qui se tissent parfaitement et harmonieusement pendant 9 mois. Mais si ces fils ne s’entrelacent pas comme ils devraient ? Si par malheur un lien manque ? Alors cette vie si fragile peut s’échapper… Ainsi la mince paroi qui sépare le monde des vivants de celui des morts surgit. Et ça donne le vertige. Notamment quand on s’apprête à devenir mère… Enceinte de son premier bébé, Manon L’aime découvre rapidement que sa grossesse ne sera pas simple. Cependant elle n’imagine pas un seul instant être confrontée à la perte d’un enfant, au deuil périnatal. Grâce à son optimisme sans faille, Manon résiste et garde le menton relevé.

Parce qu’il faut garder espoir.

D’abord elle navigue à vue, oscillant entre déni et lucidité. Ensuite elle ignore l’inquiétude ambiante et se prépare à un post-partum qui s’annonce complexe. Puis les mauvais diagnostics se succèdent mais ils n’altèrent en rien son amour grandissant pour cet enfant. En fait Manon est persuadée que son bébé vivra. Elle est résolument prête à tout affronter pour qu’il soit tiré d’affaire. Pendant 9 mois, elle envisage tout. Tout sauf que la vie s’arrête avant même la naissance.

Ensuite il faut du courage.

Ensuite il faut du courage pour accepter le deuil et se redresser. Et il en faut d’autant plus aujourd’hui pour témoigner. Pourtant, Manon L’aime se sent prête à raconter l’histoire de son bébé qui, après 9 mois de grossesse, s’est envolé.

L’Instagram de Manon : @manonlaime

Le site de Manon : https://manonlaime.com

LES TEN TIPS DE MANON

  1. Essayer de comprendre la situation. Alors oui, je sais, tout passe très vite sans même que nous puissions réaliser le drame qui se jouer. Mais il faut se forcer à rester concentré.e pour prendre les bonnes décisions et n’avoir aucuns regrets.
  2. Parler à son conjoint, à sa famille, au personnel médical. Poser toutes les questions sur les centaines d’angoisses et interrogations qui se trament dans l’esprit. Tout évacuer.
  3. Pleurer. N’importe quand, avec n’importe qui, quand les larmes montent, quand le cœur est lourd. Laisser parler ses émotions, ne pas les contrôler.
  4. Intégrer. C’est dur, ça fait mal, profondément mal, mais c’est nécessaire pour le deuil. Comprendre ce qui s’est passé, le réaliser et raconter son histoire avec les bons et les mauvais moments. Avec ses mots, ses émotions.
  5. Se pardonner, ABSOLUMENT. Pardonner à son corps, ce corps qui a porté la vie mais qui l’a prise. Il n’y est pour rien. Il souffre aussi. Le regarder à nouveau, l’écouter, le chérir, ne reformer qu’un à nouveau.
  6. Avoir le droit d’aller mieux, de sourire, de sortir, de s’accorder des moments en amoureux. Cela ne veut pas dire qu’on passe à autre chose, plutôt qu’on s’autorise à guérir, qu’on est tourné.e vers l’avenir. C’est ce que ce petit ange voudrait.
  7. Parler de l’avenir. C’est signe d’espoir. Rêver d’une nouvelle grossesse. Y CROIRE.
  8. Prier. La perte de mon fils m’a ramenée à prier de nouveau. A m’adresser au ciel, à supplier l’univers. Ne pas avoir honte de se tourner vers ce qui fait du bien et redonne de l’espoir.
  9. S’accorder des moments, seul.e. Même si c’est pour rester sous la couette à pleurer ou assis.e dans la chambre du bébé. Pour se recueillir auprès de ses affaires, des souvenirs de votre grossesse.
  10. Être la priorité pour la guérison, le deuil et le couple. S’entourer de gens bienveillants, patients et à l’écoute. Suivre ses envies du moment. Se libérer pour retrouver la paix intérieure. Vous le MÉRITEZ.