EP83 – ANNE-LAURE, MES DEUX ACCOUCHEMENTS EN SIÈGE

Vous le voyez ce stade de la grossesse où le bébé ne s’est toujours pas décidé à mettre sa tête en bas, et où on se dit « noooon, mais il va finir par se retourner ! » Évidemment, on y croit jusqu’au bout… Plus les semaines passent, et plus il faut se résoudre à l’évidence : bébé ne se retournera plus, car il n’a tout simplement plus la place de le faire ! Il est tête en haut, fesses en bas : c’est la présentation en siège, ou présentation podalique. Une chose est sûre : à ce stade, l’accouchement en siège est inévitable. Il va falloir sérieusement se pencher sur la question de sa sortie…

 

L’accouchement en siège : un scénario, plusieurs possibilités

 

Demi-pont inversé, haptonomie, acupuncture, osthéopathie, et même VME… Malgré plusieurs tentatives de retournement du bébé, rien y fait. Alors, allez-vous tenter l’accouchement naturel ou bien vous rabattre sur une césarienne ? Mais au fait, comment se déroule concrètement un accouchement en siège par voie basse ? Quels sont les risques pour le bébé, et surtout, comment les anticiper ?

 

Accoucher en siège par voie basse, c’est possible !

 

Ces questions, Anne-Laure a dû se les poser non pas une, mais deux fois, toujours avec beaucoup d’optimisme et de confiance en son corps. Car ses filles, sont nées en siège par voie basse, toutes les deux. Pour chaque naissance, un scénario digne des meilleurs épisodes de Grey’s Anatomy. Je vous laisse donc plonger avec elle dans ces souvenirs épiques, où vous apprendrez certainement comme moi le terme de « rétention tête dernière » et saurez tout sur cette configuration de naissance aussi flippante que fascinante.

LES 10 TIPS D’ANNE-LAURE

 

  • Quand la grossesse est difficile, on essaie de rester en action !

Dans mon cas, je vomissais beaucoup. Et quand le corps ne va pas bien, le moral peut être vite entaché… Alors pour ne pas « déprimer », j’ai continué à avoir une vie sociale, un tant soit peu normale. Pour pallier aux vomissements, j’ai testé notamment l’ostéo, et l’acupuncture. Cela permet de garder de l’espoir et de tenir dans la durée.

  • On oublie pas de s’écouter

Avec un bébé en siège, on me donnait des conseils : « Tu vas faire une césarienne, non ? Tu devrais faire une version ! ». Se renseigner est bien -surtout auprès du corps médical-, mais « ressentir » est plus important encore. Par exemple, je sentais qu’il ne fallait pas faire de version. Et j’ai eu raison, car nous avons découvert bien après que j’avais une parois utérine et que le bébé ne pouvait pas tourner.

  • On partage les difficultés de la grossesse avec son conjoint

Lorsque l’on souffre et que l’on garde tout pour soi, c’est encore plus difficile pour le conjoint qui peut se sentir mis à l’écart… Avec mes vomissements, j’étais souvent fatiguée et mon mari a été très présent. Il a occupé une place très importante dans ma grossesse.

  • On se repose le plus possible

Je dirais qu’il faut trouver le juste milieu entre « rester en action » et se reposer suffisamment pour être en forme le jour J, et les jours suivants l’accouchement en siège. Sinon, le risque de dépression post-partum peut être plus important.

  • On garde le smile !

Avec mes vomissements, j’avais vite tendance à me plaindre. Et qu’on se le dise, parfois ça fait du bien de se plaindre. 😉 Et puis un jour, je me suis sentie bête : 9 mois, c’est long quand on a mal mais ce n’est rien dans une vie, surtout lorsqu’il s’agit d’en créer une autre ! Cela m’a beaucoup aidée à garder le moral, quand j’avais la tête dans les toilettes…

  • On étude bien toutes les techniques d’accouchement

Au départ, j’attendais beaucoup de signes de mon gynécologue… Qu’il me conseille l’accouchement en siège par voie basse plutôt que la césarienne par exemple, mais ça n’est jamais arrivé. Il ne voulait pas prendre parti : C’était à nous de choisir après tout ! J’ai fait un scanner du bassin pour me rassurer sur les conditions de passage du bébé.

  • On aborde l’accouchement avec beaucoup d’enthousiasme, quoi qu’il arrive !

Même si le bébé est à l’envers, nous sommes faites pour ça ! Quand j’ai pris la décision d’accoucher par voie basse, je n’avais qu’une idée en tête : tout allait super bien se passer ! Pour ma première grossesse, il y a eu des complications, car tout le monde était stressé dans la salle. Mais pour ma deuxième, c’était juste… parfait ! Alors, gardez le sourire, faites des blagues avec votre conjoint, écoutez de la musique, dormez grâce à la péri’, et détendez vous au maximum.

  • Dans la salle d’accouchement, on confie au corps médical de ce que l’on ressent…

Ça les aidera, et vous aussi… Les médecins peuvent paraître un peu stressés face à l’accouchement par le siège. Dites leur ce que vous ressentez pour qu’ils s’adaptent. Pour ma première grossesse, j’étais super en forme et en confiance, mais je ne leur ai pas dit. Dès la première complication, le stress est monté dans la salle, et cela a tout fait basculer. Pour ma deuxième, je leur ai dit que j’étais confiante et en forme. Ils étaient détendus, et tout s’est passé à merveille !

  • Après l’accouchement, on profite en famille !

C’est vrai qu’en France, les choses ne sont pas si simples pour que le papa puisse prendre beaucoup de temps avec sa conjointe et ses enfants. Et pourtant, c’est bien là qu’il devrait être. Avec mon mari, nous sommes « indépendants » donc pour notre deuxième fille, nous avions prévu de prendre 2 mois tous les 4. Ce temps fut nécessaire pour l’équilibre de tous !

  • Conseil de mon mari aux papas : « On accepte sa mission et on essaie de ne pas craquer, même si c’est impressionnant »

Préparez-vous à la gestion du stress avant l’accouchement. Concentrez-vous sur votre mission, celle de soutenir votre compagne. Faites confiance au corps médical. Essayez d’avoir de très bonnes relations avec les médecins, afin d’être dans une bonne configuration pour l’accouchement, surtout s’il s’avère compliqué.

 

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