ANNE-SOPHIE, MES JUMEAUX À 43 ANS

On le sait, chacune d’entre nous vit sa grossesse de façon unique. Notre personnalité, notre âge, nos névroses, notre éducation font qu’on est plus ou moins armées pour vivre ce moment exceptionnel. Pour Anne-Sophie, devenir maman ne coulait pas de source, mais comme elle est du genre tenace, tendance ultra-positive, elle l’a vécue comme une mission à accomplir. PMA, menace d’accouchement prématurée, pré-éclampsie, césarienne d’urgence ou hémorragie gravidique… Anne-Sophie a réussi à tout transformer en expérience de vie, et grâce à ça, il semblerait que rien n’ait ébranlé son mental d’acier, ni sa certitude profonde qu’elle tiendrait un jour ses jumeaux dans ses bras. Alors je vous laisse découvrir le film incroyable de cette femme devenue mère plus tard que les autres, mais qui a pourtant découvert semble-t-il, le plus beau rôle de sa vie.

L’Insta d’Anne So: @annesoaparis

LES FIVE TIPS D’ANNE SO

1. Restez zen en toute circonstance
2. Mettez votre esprit et votre corps à la disposition des professionnels
3. Faites confiance
4. Soyez patiente
5. Profitez de cette expérience pour vous recentrer et relativiser
1Comment
  • Caroline
    Posted at 17:13h, 07 mai Répondre

    Chère Anne So. Je me permets de te tutoyer… J’ai été très émue en écoutant ton histoire. Elle est différente de la mienne (elles sont toutes différentes, nos histoires) mais je m’y suis retrouvée en partie. J’ai 42 ans, j’ai 2 grands enfants de 17 et 10 mais voilà, l’homme de ma vie je l’ai rencontré plus tard. Comme quoi… Et à 40 ans, avec lui qui n’avait pas d’enfant – mais le même âge que moi – c’est gonflé d’orgueil qu’on s’est dit « allez, let’s go ». Ce qui était au départ un « bonus » de la maman qui trouve cool d’avoir une fratrie un peu atypique et de faire de cet homme un père, est devenu une espèce de quête. Car si 6 mois plus tard, j’étais enceinte, eh bien cet embryon a décidé d’arrêter sa course à 2 mois. Bon, une fausse couche, c’est [considérablement] douloureux mais ça arrive. Alors on repart comme des jouvenceaux. Et puis on entre dans les analyses (à votre âge, on sait jamais…) et puis on découvre des taux alarmants (mais comment avez-vous pou tomber enceinte? Votre taux est tout bas, celui de votre mari aussi).Et puis on tente directement une FIV. Et puis non (ah madame, moi je prélève pas en dessous de 3 follicules. Vous en avez deux. Donc ce sera une IAC). Et puis c’est négatif. Et puis on se remobilise, on repart, on y retourne. Et les médocs au frigo, et le médecin qui te culpabilise vaguement (tu peux faire baisser les stats de son hôpital…). Et puis 2 IAC. Et puis 3. Et là, mon corps et ma tête qui lâchent un peu. « Lâcher prise », voilà le sacro saint conseil de l’entourage, souvent bienveillant mais qui comprend mal que ça ne se décrète pas. Alors depuis février, on a arrêté les tentatives (encadrées). Mais on a toutes dans notre entourage, le soi-disant médecin miracle. Et la semaine dernière, finalement, je suis allée en voir un. Celui qui te dit « mais vous êtes encore jeune ». Celui qui t’envoie voir le grand spécialiste, désormais en clinique privé (rdv le 20, nous verrons…). Celui qui te dit « on a un an. Et on va y arriver ». Et me voilà, sortant du cabinet comme regonflée. C’était donc il y a une semaine. Depuis; les règles qui arrivent et qui, même si c’est moins intense sans doute, me laissent chaque fois démunie. Mais je (on) repars(t) donc au combat.
    En lisant tes 5 tips, je tente de les faire miens. Je suis née angoissée, ce n’est donc pas simple… J’ai décidé de jeter tout mon « précédent » dossier. De mettre hors de ma vue ce petit taux d’AMH qui pourrit ma vie depuis 1 an (après tout, quand je suis tombée enceinte, je ne le connaissais pas). Et je tente de me faire confiance.
    Ton énergie et ta résolution, ton humour aussi sont communicatifs.
    Et j’espère que la suite me donnera raison…
    Merci !

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